-
-
Une histoire de la raison – Entretiens avec Emile Noël
0Une histoire de la raison Composante essentielle de la civilisation occidentale, la rationalité imprègne si bien tous nos modes de pensée que l’on en viendrait presque à oublier qu’elle a une histoire. A l’heure du triomphe de la raison technicienne, François Châtelet nous invite à une passionnante remontée aux sources. De Socrate à Platon, de Galilée à Machiavel et de Nietzsche à Freud, il retrace «l’invention de la raison», marque les grandes étapes de la pensée philosophique et montre – avec sa simplicité coutumière et un rare talent de conteur – comment se sont tissés d’indissolubles liens entre la liberté et la raison, même si cette dernière, conclut l’auteur, n’a pas encore atteint «l’âge de raison».
-
100 maisons pour 100 architectes
0À propos des auteurs
L’auteur : Gennaro Postiglione a fait des études d’architecture et de dessin industriel à Naples. Professeur de design au département d’aménagement d’intérieur du Politecnico de Milan depuis 1998, il a également enseigné dans d’autres pays. Ses recherches concernent essentiellement l’aménagement d’intérieur et les relations entre architecture, culture et actualité. Gennaro Postiglione est par ailleurs rédacteur en chef d’Area Magazine. -
L’Art de la céramique dans l’architecture musulmane
0La céramique du monde musulman compte parmi les réalisations les plus prestigieuses de l’art universel. Largement répandue bien au-delà de ses frontières grâce à la vaisselle, elle est particulièrement remarquable dans ses applications aux décors architecturaux, dont la technologie, elle aussi, dépassera les limites des pays islamisés. Dans ce domaine, les potiers et artistes musulmans ont fait preuve d’une ingéniosité et d’un savoir-faire étonnants : leurs créations, qui émaillent les monuments du Maroc jusqu’à l’Inde, mettent en œuvre non seulement d’infinies variations de motifs décoratifs, mais aussi des techniques souvent très recherchées, qui étonnent encore de nos jours. Le support privilégié de ces revêtements de céramique est, à l’image de son décor, d’une variété de formes et de fonctions extraordinaire. On pense en premier lieu au décor des édifices musulmans les plus caractéristiques, comme la mosquée, le minaret et la madrasa, mais il faut aussi évoquer les demeures des princes, pavillons et châteaux, et les tombeaux des grands, qu’ils soient rois ou derviches. Cet ouvrage offre un large panorama des décors architecturaux dans toute la diversité de l’immense aire géographique musulmane (Orient, Espagne et Maghreb, Turquie et Iran, sous-continent indien…). De somptueuses illustrations, accompagnées d’un texte situant les monuments dans leur contexte historique, artistique et technologique, nous entraînent dans la magie de ces fabuleux décors et dans les arcanes de leur fabrication.
-
L’art et l’Islam en Orient. D’Ispahan au Taj Mahal
0Coupoles de faïence bleu-turquoise ou de marbre immaculé, arcades ornées d’arabesques et de fleurs, bassins immobiles où se mirent les minarets graciles, miniatures aux amoureux étendus sous des ombrages alternant avec des cavaliers lancés dans de fougueux galops de chasse, tout ce décor de luxe et d’apparat, de raffinement et de haute spiritualité forme ce que l’on nomme le ” style persan “. Avec les noms magiques d’Ispahan, de Samarkand, de Lahore et des jardins de Shalimar, du Fort Rouge de Delhi et enfin du miraculeux Taj Mahal d’Agra émergeant, tout rose, de la brume de l’aube, le mirage d’un art subtil se révèle au grand jour. Partout, des frontières de l’Iran jusqu’au cœur de l’Inde, architectes, paysagistes, calligraphes, miniaturistes, tisserands s’inscrivent dans la tradition de la Perse. Ils affirment le génie d’une haute civilisation. C’est à suivre les voies du rayonnement de l’art iranien qu’est consacré ce livre d’art qui fait escale dans les prodigieuses cités de l’Islam, tout au long de ces étapes qui ont nom Tabriz, Yazd, Kerman, Khiva, Boukhara, Lahore, Fatehpour Sikri ou Sikandra. L’auteur étudie les sources, analyse les formes et poursuit les thèmes mystiques et la sémiologie emblématique, afin de nous apporter une clef pour saisir cet immense patrimoine. Une vaste iconographie qui présente les plus beaux monuments ainsi que des plans, des dessins, des gravures anciennes et des restitutions, permet de mieux comprendre ces créations issues d’un pôle culturel qui s’épanouit avec autorité entre l’Occident et la Chine.
-
-
Fleur de henné
0Michèle Maurin nous emmène en voyage dans un Maroc intimiste où elle aime se perdre, entre oasis du désert et ryad des palais et des riches demeures citadines. Le henné colle à l’identité du Maroc. Cultivé dans le sud saharien au prix de systèmes d’irrigation qui sont l’objet de toutes les attentions, le henné s’invite dans tous les rituels et à tous les moments de la vie. Jusque dans les hammams traditionnels et les spas les plus modernes, où ses qualités colorantes et cosmétiques n’en finissent pas de nourrir une féminité assumée. Le henné renvoie à des temps immémoriaux, le Maroc moderne rejoint l’Egypte de Néfertiti. Michèle Maurin est, ici comme dans son jardin, tant elle aime regarder le monde en traversant les apparences. Elle pose un regard unique sur une nature qui semble arrêtée, éternelle, saisit la magie de lieux où il ne se passe pourtant rien. Toujours elle interroge le temps qui passe, regarde et transpose, tisse des correspondances avec le passé, raconte aujourd’hui avec les couleurs d’hier. Mais raconte-t-elle vraiment ? Sur ce jardin, Michèle Maurin ne se contente pas de poser le regard détaché d’une simple passante. Plus que tout, elle aime aussi sentir la vie qui sourd, vibrer à la sensualité conjuguée des lieux et des gens. A la croisée du vivant et du végétal, ses images témoignent d’une démarche pulsionnelle. La photographe des émotions n’a pas renié la fille de l’Afrique ni la biologiste éprise de matières.
-
Tanger Médina : Ruelles et rencontres
0Architecte de formation et consultant pendant près de 30 ans, Bernard Moutin se consacre maintenant à la photo et à la peinture. Il a eu le coup de foudre pour Tanger en 2006, et il y réside depuis une bonne partie de l’année dans sa maison du Petit Socco, à partir de laquelle il arpente la Médina et ses alentours, son appareil photo en bandoulière. Il en a déjà réalisé plusieurs centaines de photos, sur les cafés de Tanger, sur les couleurs de la Médina, sur les marchés, sur le port de pêche, sur les ciels et les plages, sur les chantiers de la reconversion du port…
” Tanger Médina, Ruelles et rencontres ” est le premier album publié. La sélection de ses photos relève d’une approche originale de Tanger. Tanger a vu passer, séjourner ou s’installer de nombreux artistes et créateurs, de toutes disciplines, des peintres, des écrivains, des musiciens, des couturiers … pour lesquels Tanger a souvent été une étape qui leur a permis de révolutionner leur art : Delacroix, Matisse, Mac Bey, Fuentes, Bowles, Burroughs, Saint Saens, les Rolling Stones, Yves Saint Laurent, Jean Louis Scherrer…
Tanger reste pour beaucoup un mythe, mais ce premier album ” Ruelles et rencontres ” s’attache à oublier ce mythe, à s’écarter des lieux les plus emblématiques, pour rechercher la réalité profonde de la vieille ville de Tanger, la Médina. Le regard de Bernard Moutin se veut intimiste. Il nous montre la ville de tous les instants, la vie de tous les jours : des rassemblements de chats, des siestes impromptues, des chantiers impossibles, des étendages géants, des terrasses tapissées, ou encore la sortie de l’école, le délicat transport des moutons pour l’Aïd…
Ses photos paraissent simples. Elles témoignent de l’essentiel. Elles ne sont pas retouchées. Elles sont sans effet ou manipulation technique. Elles recherchent l’authenticité et le naturel. Elles sont parfois dures, parfois drôles, mais généralement surprenantes. Ce sont des images qui nous parlent directement, qui se passent de commentaire, des sortes d’histoires sans parole sur la vie dans la Médina, une vie bien réelle au delà du mythe de Tanger. -
Costumes berbères du Maroc – Décors traditionnels, édition bilingue français-anglais
0The Berber women from Morocco have received wide acclaim for their rugs. They also used their amazing skills to weave traditional costumes, whose ample shapes are reminiscent of the draped garments of antiquity. Many garments, veils and capes reflect the identity of the different groups living on mountains and in valleys. They represent a way of life that is disappearing fast, as contacts with the outside world render it obsolete. Some items of clothing are decorated with designs transferred from
-
L’imposture de l’art contemporain – Une utopie financière
0Tout commence avec l’effondrement financier de 2008 et le sauvetage des cotes par les acteurs du marché de l’art. L’art contemporain (AC) vole de record en record ! Simultanément, l’illusion d’art disparaît. Une prise de conscience a lieu : où est passé l’art ? Apparaissent alors idées dissidentes et pratiques non conformistes. Face aux métamorphoses récentes de l’art contemporain, Aude de Kerros tente de répondre à la question que tout le monde se pose : combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? A quand le krach de l’AC ? Comment cela peut-il avoir lieu ? Après le succès de L’Art caché, elle nous propose une analyse documentée de l’art contemporain, dans sa compromission avec la finance et le pouvoir.
Son ton vif et son propos nourri apportent un éclairage unique sur les relations perverses de l’AC avec les marchés et les institutions. En art contemporain, artistes, financiers et fonctionnaires forment un trio infernal. -
Petit dictionnaire amoureux de la Bible
0« La Bible de mes dix ans se résumait à un mince petit ouvrage cartonné, L’Histoire sainte, qui racontait les relations agitées de quelques héros de temps très anciens et d’un Dieu interventionniste qui se disait lui-même jaloux et prompt à la colère. Des décennies plus tard, ma Bible d’homme parle du (et au) monde entier. Amoureuse et nomade, elle m’a entraîné en Terre sainte, chez les imprimeurs du ghetto de Venise, à Doura Europos, dans les champs de coton de la Bible belt, à Babylone, sur les pentes du mont Ararat, chez les Amish, dans les grottes de Qumran, sur les traces des chasseurs d’Éden qui traquent sans relâche le Paradis perdu d’Adam et Ève, etc.
Mes étoiles pour ce grand voyage dans le temps et dans l’espace ont été toutes ces bibles dont la vie m’a permis de tourner les pages : la Bible des pauvres, la Bible du Diable, la Bible paysanne, la Bible de Voltaire, la Bible low cost, la Bible de l’Homme noir qui assure que, de Moïse à Jésus, tous les personnages bibliques étaient noirs, sans oublier la Bible des Gédéons et enfin la bouleversante Bible-vitrail que Chagall fit en mémoire d’une jeune fille noyée. » D.D. -
Les trois monarques, L histoire par la photographie
0Livre-tmoignage illustrant les moments forts des rgnes des trois glorieux Rois alaouites, feu Mohammed V, feu Hassan II et Sa Majest Mohammed VI que Dieu le prserve, travers plus de mille photographies historiques avec des lgendes qui sont autant de ” complments d’enqute ” sur les acteurs, toutes couches sociales confondues, d’un certain ” miracle ” national crateur du Maroc moderne, situant les photographies dans leur contexte, que vritables mines d’informations mme d’offrir tant aux professionnels de l’dition et de la presse, aux chercheurs et historiens qu’ tout lecteur marocain soucieux d’en apprendre sur l’histoire de son pays, un trsor de crations photographiques signes Mohamed Maradji, clbre artiste-photographe autodidacte au parcours exceptionnel. bannissent ou favorisent l’autonomie individuelle.
-
Tanger, côté mer
0La faute à qui si cette ville est un amphithéâtre au seul spectacle des allées et venues d’une mer qui n’en est pas avare ? La faute à qui si cette ville est un promontoire mis au défi d’une terre si proche qu’elle brûle les yeux et la raison ?
-
Mohammed VI – La vision d’un roi : actions et ambitions
0Connaissons-nous ce pays méditerranéen voisin qu’est le Maroc ? La proximité géographique ne confère pas nécessairement cette connaissance de l’autre ! Alors, que sait-on concrètement des efforts impressionnants qui ont été faits ces vingt dernières années par Sa Majesté Mohammed VI, depuis son accession au trône, pour promouvoir le pluralisme politique, pour répondre aux doléances des Marocains et pour repositionner cet Etat sur la scène internationale ? Cet ouvrage tente de mettre en lumière quelques éléments majeurs qui ont marqué son histoire récente et qui permettront au lecteur de percevoir ce Maroc moderne.
-
La force de vivre – Hugo, Les Contemplations (Livres IV-V) ; Nietzsche, Le Gai Savoir (préface et livre IV) ; Alexievitch, La Supplication
0Cet ouvrage s’adresse aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Il a pour objectif de les aider à réussir l’épreuve littéraire des concours. Pour l’année 2020-2021, le programme porte sur : Hugo, Les Contemplations (livres IV et V) ; Nietzsche, Le Gai Savoir (préface et livre IV) ; Alexievitch, La Supplication. Le thème associé à ces oeuvres est : La force de vivre. Complet et précis, ce livre est l’outil indispensable à une meilleure connaissance des oeuvres et du thème.
Il comprend : une introduction générale qui situe le thème dans l’histoire de la pensée et analyse les différentes problématiques qu’il recouvre. Trois études détaillées : pour se familiariser avec chacune des oeuvres au programme : résumé et structure, analyse du contexte, encadrés thématiques ; pour comprendre comment chaque oeuvre illustre le thème au programme. Une réflexion synthétique et problématisée sur le thème “La force de vivre ” à partir des oeuvres étudiées.
Une méthodologie de la dissertation et du résumé, des dissertations et des résumés corrigés, un répertoire de citations commentées et un lexique des notions qui se rattachent au thème. -
La vengeance du pangolin – Penser le virus
0Un virus bien en chair et en os, si je puis me permettre, a démontré que le virus virtuel n’était pas la seule réalité avec laquelle nous avions à compter. Venu de Chine, où des pangolins et des chauves-souris ont été incriminés, il a mis le monde à genoux. Il a été le révélateur des folies de notre époque : impéritie de l’Etat français, faiblesse extrême de son chef, impuissance de l’Europe de Maastricht, sottise de philosophes qui invitaient à laisser mourir les vieux pour sauver l’économie, cacophonie des scientifiques, volatilisation de l’expertise, agglutination des défenseurs du système dans la haine du Pr Raoult, émergence d’une médecine médiatique, indigence du monde journalistique, rien de très neuf…
Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n’est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n’est que par la mort qui la rend possible. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie ? M.O.