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L’homme dominé
0Albert Memmi esquisse le portrait de l’homme dominé – le Noir, le Colonisé, le prolétaire, le Juif, la femme, le domestique. L’ouvrage paraît en 1968, année où nombre de par le monde se soulevèrent pour obtenir leur émancipation. La méthode est la même que dans les portraits antérieurs du Colonisé et du Colonisateur ou du Juif dressés par l’auteur : dans un va-et-vient entre une expérience individuelle et un effort de systématisation, le lecteur croisera donc les souvenirs d’Albert Memmi mais aussi les thèses de Simone de Beauvoir ou bien The Servant de Losey. En somme, le lecteur découvre ici une réflexion qui entend être une étape importante dans l’émancipation sociale et morale des femmes et des hommes, mais plus singulièrement aussi une phase dans l’itinéraire d’Albert Memmi vers ” ce livre plus général sur l’oppression, que j’annonce sans cesse, que je n’achèverai peut-être jamais, mais vers lequel j’avance tous les jours un peu “.
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Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même
0Ce livre démontre que tout ce que nous vivons provient principalement de cinq grandes blessures de bases. Grâce à ce livre et à une description très détaillée (physique, émotionnelle et mentale) de chacun des cinq masques que nous créons pour cacher ces blessures, vous arriverez à identifier la vraie cause (blessure) d’un problème précis dans votre vie.
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L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine – Et autres questions de philsophie morale expérimentale
0On trouvera dans ce livre des histoires de canots de sauvetage qui risquent de couler si on ne sacrifie pas un passager, de tramways fous qu’il faut arrêter par n’importe quel moyen, y compris en jetant un gros homme sur la voie. On y lira des récits d’expériences montrant qu’il faut peu de chose pour se comporter comme un monstre, et encore moins pour se comporter comme un saint : une pièce de monnaie qu’on trouve dans la rue, une bonne odeur de croissants chauds qu’on respire en passant .
Le but de ce livre est de proposer une « boîte à outils » intellectuels pour affronter le débat moral sans se laisser intimider par les grands mots et les déclarations de principe. C’est une invitation à faire de la philosophie morale autrement, à penser l’éthique librement. Ce livre a obtenu le prix Procope des Lumières 2012.Sommaire
- PROBLEMES, DILEMMES, ET PARADOXES : DIX NEUF CASSE-TETE MORAUX
- Urgences
- L’enfant qui se noie dans l’étang
- La transplantation devenue folle
- LES INGREDIENTS DE LA “CUISINE” MORALE
- Les institutions et les règles
- Un peu de méthode !
- Que reste-t-il de nos institutions morales ?
- PROBLEMES, DILEMMES, ET PARADOXES : DIX NEUF CASSE-TETE MORAUX
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Une histoire de la raison – Entretiens avec Emile Noël
0Une histoire de la raison Composante essentielle de la civilisation occidentale, la rationalité imprègne si bien tous nos modes de pensée que l’on en viendrait presque à oublier qu’elle a une histoire. A l’heure du triomphe de la raison technicienne, François Châtelet nous invite à une passionnante remontée aux sources. De Socrate à Platon, de Galilée à Machiavel et de Nietzsche à Freud, il retrace «l’invention de la raison», marque les grandes étapes de la pensée philosophique et montre – avec sa simplicité coutumière et un rare talent de conteur – comment se sont tissés d’indissolubles liens entre la liberté et la raison, même si cette dernière, conclut l’auteur, n’a pas encore atteint «l’âge de raison».
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La leçon de Rosalinde – Fahmi, Mustapha
0Essai lumineux et accessible, La leçon de Rosalinde invite au calme et à la profondeur d’une réflexion philosophique qui revisite les classiques de la littérature universelle.Qu’est-ce que la reconnaissance dans une société qui n’a à la bouche que le mot respect ? Qu’est-ce que l’éducation lorsqu’on ne parle plus que de formation ? Comment associer écologie et ontologie ? Une personne se définit-elle par ce qu’elle est ou ce qu’elle désire être ? Qu’est-ce que l’amour sans imagination ? Dans ce recueil de réflexions, Mustapha Fahmi interroge notre présence à la vie et notre devoir d’humains. On y croise, en amis, Nietzsche, Heidegger, Spinoza, Aristote, Badiou, T. S. Eliot, Cervantès, Dostoïevski ou Mozart, et puis Shakespeare, lumineux, flamboyant, commenté par l’auteur avec amour et profondeur.Si le monde est une scène, peut-on y choisir son rôle ?
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La Condition ouvrière – Prépas scientifiques 2023
0En 1934, à 25 ans, Simone Weil entre pour un temps indéfini à l’usine afin d’éprouver au plus vif d’elle-même la condition ouvrière. Cette expérience la bouleverse, tant sur le plan intellectuel que sur le plan intime. Après avoir tenu un journal et livré par lettres ses impressions à quelques amies proches, elle n’a de cesse, jusqu’à sa mort en 1943, de témoigner au sujet du travail ouvrier : elle en révèle le caractère inhumain, pense toutes les dimensions de sa nature oppressive et esquisse des formes d’organisation susceptibles de le transformer en un “travail non servile”. Ces textes, rassemblés en 1951 par Camus pour former La Condition ouvrière, présentent une unité remarquable. Renvoyant dos à dos les théories du travail capitalistes et celles communistes ou anarchistes, Weil juge possible de dégager une perspective philosophique et politique indiquant comment les travailleurs manuels pourraient “atteindre la joie pure à travers la souffrance”. Dossier 1. Aux sources de La Condition ouvrière 2. Le travail, entre nécessité, oppression et liberté 3. Décrire, dénoncer et penser le travail après Simone Weil.
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Nouvelle enquête sur l’intelligence artificielle – Médecine, santé, technologies : ce qui va changer dans nos vies
0Elles décryptent les mammographies, observent les rétines, scrutent les cerveaux et comparent les symptômes pour prédire d’éventuelles maladies. Les IA sont entrées à l’hôpital et dans les labos, où médecins et chercheurs inventent la santé du XXIe siècle. Des prothèses aux implants en passant par les consultations en ligne et les patients numériques, ces avancées vertigineuses interrogent notre rapport au corps.
Elles réveillent le fantasme de l’homme augmenté et le désir d’immortalité des transhumanistes. Grâce à l’éclairage des plus grands experts, cette enquête dresse un état de la recherche et des dernières innovations en matière d’intelligence artificielle. Comment préserver le secret médical dans un monde ultra-connecté ? Les médecins vont-ils disparaître ? Les robots sont-ils une réponse à l’isolement ? Les machines nous privent-elles de notre libre arbitre ? -
Considérations morales
0Est-ce que notre aptitude à juger, à distinguer le bien du mal, le beau du laid, est dépendante de notre faculté de penser ? Tant d’années après le procès Eichmann, Hannah Arendt revient dans ce bref essai, écrit en 1970, à la question du mal. Eichmann n’était ni monstrueux ni démoniaque, et la seule caractéristique décelable dans son passé comme dans son comportement durant le procès et l’interrogatoire était un fait négatif : ce n’était pas de la stupidité mais une extraordinaire superficialité.
Une curieuse et authentique inaptitude à penser. La question que Hannah Arendt pose est : l’activité de penser en elle-même, l’habitude de tout examiner et de réfléchir à tout ce qui arrive, sans égard au contenu spécifique, et sans souci des conséquences, cette activité peut-elle être de nature telle qu’elle conditionne les hommes à ne pas faire le mal ? Est-ce que le désastreux manque de ce que nous nommons conscience n’est pas finalement qu’une inaptitude à penser ? -
Le goût du vrai
0“L’air du temps, en accusant la science de n’être qu’un récit parmi d’autres, l’invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment “rentrer dans le rang” en acceptant de se mettre sous la coupe de l’opinion”. Etienne Klein – La philosophie des Lumières défendait l’idée que la souveraineté d’un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les “vérités scientifiques”, en particulier, ne relèvent pas d’un vote.
La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n’avons guère retenu la leçon, révélant l’ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu’il lui revient d’établir. Lorsque, d’un côté, l’inculture prend le pouvoir, que, de l’autre, l’argument d’autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l’événement et de l’opinion, comment garder le goût du vrai – celui de découvrir, d’apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d’absolu ne nous sépare ? -
Femme absolument: Le droit des femmes est aussi le droit à la féminité
0“Je suis une femme, j’ai trente-huit ans, je vis à Paris en 2016. Ce n’est pas tous les jours facile. Assurer sur tous les fronts : être une super maman, percer professionnellement, s’épanouir amoureusement. Etre libre. Je n’ai pas l’impression de me conformer à l’image de la féminité imposée par les magazines et la publicité, d’obéir à un quelconque diktat, ni de me soumettre aux fantasmes masculins.
N’en déplaise aux “fémilitantes”, ces féministes militantes qui ont une lecture déformée de la société au travers du prisme de la domination masculine et qui font de toute forme de féminité assumée un ennemi à abattre. Comme si être sexy était une façon de trahir le féminisme. A l’heure où le corps féminin est malmené de toutes parts, je ne renoncerai jamais à ma féminité. Ce livre fondé sur mon expérience est une ode à la liberté de toutes les femmes.” -
Essai sur les données immédiates de la conscience – Chapitre 2
0Les penseurs, jusqu’ici, n’ont fait que concevoir le temps ; il faut désormais le vivre : tel semble être le mot d’ordre de Bergson dans le chapitre 2 de l’Essai sur les données immédiates de la conscience (1889), son premier ouvrage, où il entend “saisir la durée pure”. Notre manière ordinaire de représenter le temps est empreinte de concepts issus des mathématiques et de la physique : partant de ce constat, Bergson entame dans ce chapitre, qui est aussi une porte d’entrée à l’ensemble de sa philosophie, une réflexion sur les nombres, les horloges, les mouvements et leurs vitesses, et souligne l’impossibilité de penser adéquatement le temps par ces biais.
A la représentation déformée que nous avons forgée du temps, il oppose le temps vécu de la conscience humaine, qui est le seul réel, et qu’il nous invite à ressaisir par l’introspection. -
Cosmos – Une ontologie matérialiste
0Michel Onfray nous propose de renouer avec une méditation philosophique en prise directe avec le cosmos. Contempler le monde, ressaisir les intuitions fondatrices du temps, de la vie, de la nature, comprendre ses mystères et les leçons qu’elle nous dispense : telle est l’ambition de ce livre très personnel, qui renoue avec l’idéal grec et païen d’une sagesse humaine en harmonie avec le monde. Cosmos fut lauréat du prix Lire récompensant le meilleur livre de philosophie.
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Le Capital – Livre 1 + Livres 2 et 3
0J’étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d’échange qui lui correspondent. II ne s’agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu’engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d’usage et valeur d’échange.
Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d’usage disparaissent dès qu’il s’exprime dans la valeur proprement dite. J’ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu’elle est bourgeoise, c’est-à-dire tant qu’elle voit dans l’ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l’économie politique ne peut rester une science qu’a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés -
De l’esprit des lois, tome 2
0Si je pouvais faire en sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu’on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l’on se trouve ; je me croirais le plus heureux des mortels. Si je pouvais faire en sorte que ceux qui commandent augmentassent leurs connaissances sur ce qu’ils doivent prescrire, et que ceux qui obéissent trouvassent un nouveau plaisir à obéir, je me croirais le plus heureux des mortels.
Je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes pussent se guérir de leurs préjugés. J’appelle ici préjugés, non pas ce qui fait qu’on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu’on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu’on s’ignore soi-même. C’est en cherchant à instruire les hommes, que l’on peut pratiquer cette vertu générale qui comprend l’amour de tous.
L’homme, cet être flexible, se pliant dans la société aux pensées et aux impressions des autres, est également capable d’en connaître sa propre nature lorsqu’on la lui montre, et d’en perdre jusqu’au sentiment lorsqu’on la lui dérobe. -
La force de vivre – Hugo, Les Contemplations (Livres IV-V) ; Nietzsche, Le Gai Savoir (préface et livre IV) ; Alexievitch, La Supplication
0Cet ouvrage s’adresse aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Il a pour objectif de les aider à réussir l’épreuve littéraire des concours. Pour l’année 2020-2021, le programme porte sur : Hugo, Les Contemplations (livres IV et V) ; Nietzsche, Le Gai Savoir (préface et livre IV) ; Alexievitch, La Supplication. Le thème associé à ces oeuvres est : La force de vivre. Complet et précis, ce livre est l’outil indispensable à une meilleure connaissance des oeuvres et du thème.
Il comprend : une introduction générale qui situe le thème dans l’histoire de la pensée et analyse les différentes problématiques qu’il recouvre. Trois études détaillées : pour se familiariser avec chacune des oeuvres au programme : résumé et structure, analyse du contexte, encadrés thématiques ; pour comprendre comment chaque oeuvre illustre le thème au programme. Une réflexion synthétique et problématisée sur le thème “La force de vivre ” à partir des oeuvres étudiées.
Une méthodologie de la dissertation et du résumé, des dissertations et des résumés corrigés, un répertoire de citations commentées et un lexique des notions qui se rattachent au thème. -
La vengeance du pangolin – Penser le virus
0Un virus bien en chair et en os, si je puis me permettre, a démontré que le virus virtuel n’était pas la seule réalité avec laquelle nous avions à compter. Venu de Chine, où des pangolins et des chauves-souris ont été incriminés, il a mis le monde à genoux. Il a été le révélateur des folies de notre époque : impéritie de l’Etat français, faiblesse extrême de son chef, impuissance de l’Europe de Maastricht, sottise de philosophes qui invitaient à laisser mourir les vieux pour sauver l’économie, cacophonie des scientifiques, volatilisation de l’expertise, agglutination des défenseurs du système dans la haine du Pr Raoult, émergence d’une médecine médiatique, indigence du monde journalistique, rien de très neuf…
Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n’est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n’est que par la mort qui la rend possible. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie ? M.O.