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Le Capital – Livre 1 + Livres 2 et 3
0J’étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d’échange qui lui correspondent. II ne s’agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu’engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d’usage et valeur d’échange.
Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d’usage disparaissent dès qu’il s’exprime dans la valeur proprement dite. J’ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu’elle est bourgeoise, c’est-à-dire tant qu’elle voit dans l’ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l’économie politique ne peut rester une science qu’a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés -
Sylvie
0Voulant fuir Adrienne, belle actrice parisienne, et avec elle le monde illusoire du théâtre, le narrateur, qui n’est autre que Nerval, se tourne vers Sylvie, jeune campagnarde qu’il a jadis aimée. Mais le rêve fait place au désenchantement : le retour à la nature, celle de l’enfance dans le Valois, n’est qu’un mythe, et le grand amour de jeunesse se révèle être uen décevante paysanne. Et si ces deux femmes n’en formaient qu’une, «deux moitiés d’un seul amour» ? Le récit progresse selon la logique d’une traversée de la mémoire : l’auteur met en scène des souvenirs personnels («à demi rêvés») et littéraires ; il témoigne d’une véritable érudition tout en faisant l’éloge de la culture populaire.
La mémoire collective est pour lui assez vaste pour accueillir la réalité la plus ordinaire comme les mystères les plus sublimes. Avec cette nouvelle des Filles du feu, Nerval dit adieu aux chimères de la jeunesse et de l’amour idéal. Ce récit poétique, entre romantisme et surréalisme, est déjà une recherche du temps perdu. -
سلسلة ضوء في المجرة
0وهذا الكتاب يتحدث به المؤلف عن شهر رمضان، الذي يُشبّهه بالضيف، والذي يترقبه الناس بلهفة ويستقبلونه بالترحاب، يقدّمون له أطيبَ المآكل، ويسهرون من أجله… ولا شيء فوقَ ذلك. ولأنه لم يأتِ من أجل ذلك، فإن ذلك كله لا يعنيه..
رمضان ليس الانقطاع عما لذ وطاب، ولا الإغراق الحاصل فيهما.. إنه الولادة الجديدة التي تنتظرنا كلَّ عام على ناصيةٍ من نواصي حياتنا وأعمارنا
إنه تجديد المعاني في كل ما نفعله طيلة السنة. إنه فرصة -مليئة بالمغريات والتنزيلات- من أجل أن نفهم ما يجب أن نفعله طيلة السنة..ـ -
Enfance
0Ce livre est écrit sous la forme d’un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui, par ses mises en garde, ses scrupules, ses interrogations, son insistance, l’aide à faire surgir “quelques moments, quelques mouvements encore intacts, assez forts pour se dégager decette couche protectrice qui les conserve, de ces épaisseurs ouatées qui se défont et disparaissent avec l’enfance”. Enfance passée entre Paris, Ivanovo, en Russie, la Suisse, Pétersbourg et de nouveau Paris.
Un livre où se dessine l’oeuvre à venir, d’une sonoritéunique à notre époque. -
كتاب الأدغال
0” وبعيداً عن أي مقارنة محتملة، فإنه أككثر شاب واعد برز منذ … ظهوري”
هكذا تحدث الروائي الكبير روبرت لويس ستيفينسون عن الروائي الشاب آنذاك روديارد كيبلينغ، بعد ان قرأ ثصصه القصيرة التي جمعت إبان مقامه في الهند. لكن اسم كيبلينغ طار عالياً بعد ان كتب ” كتاب الادغال ” التي نشرها من خلالها قصص متعددة حول ابن الذئاب ماوكلي على مدار عامين 1895-1895م.
ورغم تأثر نمط حياة كيبلنغ بالحقبة الفيكتورية، الا انه انتصر في كتاباته وبشكل مستمر لقوى الطبيعة والارض والأم، لما تمثله الهند مقابل ما تمثله بريطانيا، قوى اكثر حماية للأنسان والحيوان والطبيعة من براثن الحضارة التي اثبتت مرة بعد الاخرى انها لا تأتي دون مقابل.
“كتاب الادغال” كتاب كل زمان وكل مكان، وأينما حط رحاله في يد قارئ، فسريعاً ما سيستقر في قلبه الى الاب.
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De l’esprit des lois, tome 2
0Si je pouvais faire en sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu’on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l’on se trouve ; je me croirais le plus heureux des mortels. Si je pouvais faire en sorte que ceux qui commandent augmentassent leurs connaissances sur ce qu’ils doivent prescrire, et que ceux qui obéissent trouvassent un nouveau plaisir à obéir, je me croirais le plus heureux des mortels.
Je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes pussent se guérir de leurs préjugés. J’appelle ici préjugés, non pas ce qui fait qu’on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu’on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu’on s’ignore soi-même. C’est en cherchant à instruire les hommes, que l’on peut pratiquer cette vertu générale qui comprend l’amour de tous.
L’homme, cet être flexible, se pliant dans la société aux pensées et aux impressions des autres, est également capable d’en connaître sa propre nature lorsqu’on la lui montre, et d’en perdre jusqu’au sentiment lorsqu’on la lui dérobe. -
Un saint soufi du XXe siècle – Le cheikh Ahmad al-Alawî, héritage et testament spirituels
0Le cheikh al-‘Alawî (décédé en 1934 en Algérie) est l’une des figures mystiques les plus pures et les plus hautes du XXe siècle. Ce livre retrace la vie exemplaire de ce maître soufi qui a marqué plusieurs générations de disciples musulmans et d’islamologues européens. Puisant tant dans ses écrits, ses enseignements et ses poèmes que dans des témoignages, il présente également la doctrine du maître de façon complète et nuancée, précisant comment celui-ci interprète les éléments fondamentaux du soufisme. Une personnalité et une voix d’une grande puissance, à découvrir comme ces vers nous y invitent : « Amis, si vous avez compris la vérité de mon état, /La voie est là devant vous ; suivez nies pas. »
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Futuwah – Traité de chevalerie soufie
0En Islam comme dans le monde chrétien médiéval, l’esprit de chevalerie était loin de se réduire à une éthique militaire. Au contraire, la futuwah, c’est-à-dire l’ensemble des traditions, coutumes et pratiques qui constituaient le code de la vie chevaleresque musulmane au Moyen Age, s’entendait avant tout au sens spirituel et éthique. Véritable initiation, la futuwah amène l’individu à suivre la noble voie du service divin ; elle forme le sommet de la démarche soufie.
Le présent livre, traduction d’un texte arabe dû à un auteur d’origine persane du Xe-XIe siècle, Abû Abd al-Rahman ibn al-Husayn al-Sulamî, est commenté par Faouzi Skali, l’un des auteurs de langue française les plus lus sur le soufisme. Futuwah fait partie de ces grands classiques de la spiritualité universelle que l’on relit sans cesse. -
Un musulman nommé Jésus – Dits et récits dans la littérature islamique
0On sait la place éminente que tient le personnage de Jésus dans le Coran. Mais le contenu même de la tradition musulmane concernant le ” fils de Marie ” avait été peu étudié. Voici, comblant cette lacune, la plus importante collection jamais réalisée de paroles attribuées à Jésus et de récits de ses faits et gestes, issus de la littérature classique de l’islam. Tarif Khalidi a réalisé là un travail unique : ces quelque trois cents citations, dûment référencées et commentées, constituent un véritable ” évangile musulman ” qui éclaire d’un jour nouveau le Jésus de l’islam, son enseignement et sa spiritualité.
Tous ceux qu’intéresse le dialogue des cultures seront passionnés par cette brillante analyse d’un phénomène unique dans l’histoire des religions : la figure centrale d’une tradition, assimilée et réinterprétée par une autre, en est devenue un objet de foi fondamental, d’une étonnante fécondité spirituelle. -
Rubâi’yât – Jalâl al-Dîn Rûmî
0Djalâl-od-Dîn Rûmî que le monde de l’Islam désigne, par respect, comme “notre maître” (Mawlânâ, Mevlana en turc) n’est pas seulement l’un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au Xllle siècle ! ) parlait de la fission de l’atome et de la pluralité des systèmes solaires, c’est aussi l’un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l’ordre des derviches tourneurs.
La mise de l’homme au diapason du cosmos, l’oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi’yât : comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que “réveiller les mystères du coeur”. -
Les femmes de l’islam – Aïcha
0Mariée très jeune au prophète Muhammad, Aïcha lui survivra plus de quarante ans. Elle en a presque soixante-cinq quand elle prend le calame pour raconter ses souvenirs. Écrits à la première personne, ses rouleaux de mémoire sont marqués par la rupture des temps paisibles, aussi bien dans Yatrib qu’au sein même de la maison du Prophète. L’existence radieuse de la jeune Aïcha bascule lentement vers la douleur et les conflits, dont nos sociétés paient encore le prix aujourd’hui.
Le désir d’expansion des croyants d’Allah bouleverse les équilibres de la Péninsule arabique, au détriment des femmes, des Juifs, et, finalement, des musulmans eux-mêmes. Parce qu’il veut lever une armée contre ses ennemis de La Mecque, Muhammad accepte les exigences les plus aberrantes de ses compagnons. Ses guerriers monnaient leur alliance : ils exigent la soumission des musulmanes au hidjab. Les femmes, qui grâce à Muhammad bénéficiaient de droits égaux à ceux des hommes, se voient brutalement écartées.
Les sourates sur le voile et sur l’adultère sont énoncées, les questions de mariage, de divorce et d’héritage, la gestion de l’argent et des terres… tout est repris en main par les hommes. Comme les autres épouses du Prophète, Aïcha est priée de se confiner aux quartiers réservés. Par ailleurs, la tension monte dans Yatrib entre les croyants d’Allah et les clans juifs. Ceux-ci sont chassés vers Jérusalem, quand ils ne sont pas massacrés.
Après la mort de Muhammad, Aïcha, sans enfant, peine imposer son autorité. Afin d’établir la paix et d’asseoir sa position, elle organise les paroles du Prophète en autant de hadiths, règles qui fondent la sunna, la tradition de l’islam. Elle gagne ainsi le respect de tous et est considérée comme une « Mère des croyants ». Mais les conflits de légitimité s’enveniment. Ali, le gendre du Prophète, exige le pouvoir pour ses fils.
Tandis qu’Aïcha s’allie avec les grandes familles de La Mecque, lui se tourne vers les Perses. Le schisme entre sunnites (La Mecque et l’actuelle Arabie Saoudite) et chiites (actuellement l’Iran et la Turquie) est définitivement consommé. Il ensanglante encore le monde musulman. -
Aïcha – La bien-aimée du Prophète
0Choisie dès sa plus tendre enfance par Mahomet, Aicha ne le quittera plus jamais. Témoin privilégié des révélations envoyées au Prophète, elle sera parmi les premières à en retranscrire les versets, prenant ainsi une part centrale à la naissance de l’Islam. Depuis l’Hégire à Médine jusqu’à la bataille du Chameau, Geneviève Chauvel, retrace avec une attention minutieuse, l’épopée magnifique de la ” Mère des Croyants “, figure d’exception à la vitalité et au prestige inégalés. Un ouvrage qui éclaire d’un jour inattendu les racines et la genèse du monde musulman, ainsi que la place de la femme dans l’Islam.
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Les Mille et Une Nuits – Tome 2, Contes choisis
0Lorsque ce fut la cent soixante-dixième nuit, shahrâzâd dit : On raconte encore, sire, ô roi bienheureux, qu’il y avait au temps jadis, il y a bien, bien longtemps, un puissant roi nommé Shâhramân. Il régnait sur un pays lointain dont toutes les provinces, proches ou éloignées, lui obéissaient. Il disposait d’une armée, de nombreux esclaves et d’une foule de serviteurs. Il était d’âge si avancé que ses os en étaient devenus fragiles.
Et cependant il n’avait pas un seul enfant. -
Les Quatrains d’Omar Khayyam
0Omar Khayyam (1048-1122) est l’un des représentants les plus marquants de la poésie musulmane. Né en Iran, ce mathématicien et philosophe est surtout connu pour ses Quatrains, vers sensuels et mystiques qui ont inspiré plusieurs générations de poètes. Au fil des siècles, le nombre de quatrains attribués à Omar Khayyam n’a cessé de croître, brouillant l’identité de l’oeuvre originale et donnant de son auteur l’image d’un poète libertin et irrévérencieux.
Le poète apparaît alors comme un sage soufi, usant d’une symbolique transgressive mais précise pour appeler les hommes à connaître l’ivresse de Dieu au-delà de la religion instituée. Omar Ali-Shah, maître soufi installé en Angleterre, propose ici une édition critique des 111 quatrains originaux, d’après un manuscrit familial datant de 1153. De langue maternelle persane, il offre une nouvelle lecture d’Omar Khayyam, débarrassé de sa gangue orientaliste. -
Petit dictionnaire amoureux de la Bible
0« La Bible de mes dix ans se résumait à un mince petit ouvrage cartonné, L’Histoire sainte, qui racontait les relations agitées de quelques héros de temps très anciens et d’un Dieu interventionniste qui se disait lui-même jaloux et prompt à la colère. Des décennies plus tard, ma Bible d’homme parle du (et au) monde entier. Amoureuse et nomade, elle m’a entraîné en Terre sainte, chez les imprimeurs du ghetto de Venise, à Doura Europos, dans les champs de coton de la Bible belt, à Babylone, sur les pentes du mont Ararat, chez les Amish, dans les grottes de Qumran, sur les traces des chasseurs d’Éden qui traquent sans relâche le Paradis perdu d’Adam et Ève, etc.
Mes étoiles pour ce grand voyage dans le temps et dans l’espace ont été toutes ces bibles dont la vie m’a permis de tourner les pages : la Bible des pauvres, la Bible du Diable, la Bible paysanne, la Bible de Voltaire, la Bible low cost, la Bible de l’Homme noir qui assure que, de Moïse à Jésus, tous les personnages bibliques étaient noirs, sans oublier la Bible des Gédéons et enfin la bouleversante Bible-vitrail que Chagall fit en mémoire d’une jeune fille noyée. » D.D. -
La roue de la médecine – Une astrologie de la Terre Mère
0On connaît peu la sagesse des civilisations indiennes de l’Amérique du Nord, sans doute parce qu’elles n’ont pas laissé d’écrits. Présentée comme une “astrologie de la Terre”, La Roue de la médecine comble en partie cette lacune. Ce qu’elle nous livre avant tout, c’est un enseignement dont l’essence, exprimée par des métaphores et des paraboles appartenant à un système symbolique propre, est celle de tout enseignement spirituel, quelle que soit son origine, visant à l’intelligence du coeur, à son ouverture à l’oeuvre de la Création, à l’harmonie et à l’unité.
Né de la vision d’un chamane contemporain, Sun Bear, et prenant sa source dans la sagesse traditionnelle amérindienne, ces ouvrage désormais classique nous fait découvrir la vitalité d’une tradition méconnue.